La fée des livres


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Une place à prendre

Lu dans le cadre d’une lecture commune sur Livraddict organisée par Flo Tousleslivres.

Identité :

Une place à prendre, J.K Rowling, Editions Grasset (2012), 670 pages

Quatrième de couverture :

Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.

Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.

Mon avis :

Autant commencer par vous dire que si j’ai voulu lire Une place à prendre, c’est surtout par curiosité, voir comment la maman de la saga Harry Potter s’en sortirait avec un roman plus pour adulte, plus contemporain -comme beaucoup de personnes j’imagine.

Et surprise ! C’est vrai que je m’attendait pas entrer dans l’histoire aussi facilement, suivre le vie des Pagfordiens avec plaisir et entrain même si le roman commence par la mise en place des personnages qui n’est pas simple car on a le point de vue de 7 personnages qui bien sûr au début ont des vies totalement différentes et petit à petit vont se révéler plus proches et imbriqués les unes dans les autres que prévu comme on peut s’en douter. C’est un peu le même système que les films Valentine’s Day et Happy New Year. Attention Spoiler ! Sauf qu’au lieu de finir bien, tout le monde est content, eh bien c’est la décadence. !

Ce que j’aime beaucoup dans ce roman (tout comme dans Harry Potter d’ailleurs), c’est qu’il n’y a pas le culte de la beauté,  les héros ne sont pas parfaits (caractérisés par leurs défauts justement) et finalement c’est ce qui fait que Rowling nous présente la société, on retrouve un peu de toutes les « catégories » de personnes, situations vécues, peut-être très stéréotypé mais ça reste un condensé de ce que l’on a autour de nous, on a seulement à réinvestir les personnages, les lieux et les situations avec ce qu’on connaît.

La façon dont la vie des personnages se croise et très intéressante et bien pensée On ne s’attend pas forcément aux liens entre les personnages dans certaines situations. Le tout est très bien construit, la manière dont commence le livre (avec la mort de Fairbrother,l’ancien des cités) et se finit (avec la mort de Krystal, la jeune des cités) forme un cercle vicieux, la fin renvoie au début.

En bref, c’est une belle découverte. Merci à Flo Tousleslivres pour l’organisation de cette lecture commune sur Livraddict !

Lien LA pour voir d’autres article : http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?id=14759&p=11

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Mercure

Identité :

Mercure, Amélie Nothomb, éditions Le livre de poche(2003), 188 pages

Quatrième de couverture :

Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage.
Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique…

Mon avis :

ça y est mon premier Nothomb, enfin ! Depuis le temps que je disais qu’il fallait que je lise au moins 1 livre de cette auteure et puis l’été dernier, je vois Mercure dans une caisse de livre à une brocante, ni une ni deux je l’achète !

Et bien je suis vraiment surprise ! Je m’attendais à une romance toute simple mais tout est bien ficelé, Nothomb a  donnée du caractère à ses personnages, il y a un fond de psychologie, dérangeante d’ailleurs, mais forte. Un roman assez glauque et machiavélique en somme.

Pour les personnages on a le vieux, Loncourt, Françoise l’infirmière et Hazel la jeune fille séquestrée par le vieux et… c’est tout ! On se doute plus ou moins des raisons de la machination du vieillard mais on découvre par quels moyens les personnages se manipulent tous d’une certaine manière : l’un pour gardé la jeune fille à ses côtés, l’une pour découvrir ce qui ne tourne pas rond sur cette île et l’autre pour garder une amie, quelqu’un à qui parler à ses côtés.

il y a deux fins alternative aussi, je ne sais même pas laquelle je préfère, les deux conviennent et nouent le tout pour qu’on puisse avoir toutes les réponses qu’on peut se poser pendant la lecture. (peut-être que l’une est plus rassurante que l’autre)

J’aime beaucoup l’écriture d’Amélie Nothomb, simple et efficace. Le livre n’est pas épais, il se lit d’une traite.

En bref, j’ai bien aimé, prête à découvrir un deuxième livre de Nothomb :).

10/10

challenge

3/5


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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Identité :

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle Jonas Jonasson , éditions pocket (2011), 504 pages

Quatrième de couverture :

Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l’attendent pour célébrer l’événement, Allan Karlsson s’échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l’espoir qu’elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

Mon avis :

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est un livre vraiment… épatant ! surprenant ! ébouriffant ! marrant ! (pas la peine de continuer je crois que vous avez compris que ce livre est un coup de cœur ^^)

Alors d’abord je vais tenter de vous en dire plus sans vous en dévoiler plus sur l’histoire car ce qu’en dis le résumé de la quatrième de couverture n’est pas pas un dixième de ce à quoi on peut s’attendre.

L’auteur parvient brillamment selon moi, à se réapproprier le passé pour construire son personnage principal, Allan : centenaire, globe-trotteur, sympathique, bien élevé, chanceux, original, opportuniste… en effet dans le livre, les chapitres sont alternés avec le présent d’Allan en mai 2005 et  avec son passé inscrit dans des événements clés de l’Histoire. Ce que j’ai trouvé de plus remarquable avec se personnage c’est qu’il n’a pas ou peu d’opinion politique, tout lui passe au-dessus de la tête pourvu qu’il y est une table bien servie et des verres bien remplis d’alcool fort.

Au niveau de l’écriture, dès les premiers chapitres l’auteur commence fort avec l‘humour, c’est fluide, frais, bien écrit, les mots sont super bien choisis. Très vite on a de la sympathie pour le vieux, on sourit à ses bêtises, ses affronts. Au moins avec ce système de chapitres alternés on sait que quand il y a des moments critiques pour Allan on est réconforté en se disant qu’il va survivre mais on se demande toujours : « mais comment va t-il s’en sortir ??? » et du coup vite vite  vite on veut finir le chapitre et là on se dit que décidément il est rusé et ce n’est pas ce à quoi on aurait pu s’attendre je pense.

Après le mec de la tombe d’à côté et ce roman là je crois devenir une nouvelle adepte de la littérature suédoise ! 🙂

Si vous ne l’avez toujours pas lu, je vous le recommande pour passer un bon moment drôle, inattendu et inventif ^^

9/10

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Le mec de la tombe d’à côté

Identité :

Le mec de la tombe d’à côté,Katarina Mazetti, éditions Babel(2009), 253 pages

Quatrième de couverture :

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’auto dérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Mon avis :

Le mec de la tombe d’à côté est avant tout l’histoire d’un rencontre entre deux personnages que tout oppose :

Benny est un fermier, cru, sentimental qui  a perdu ses parents et à donc repris l’entreprise familiale. Il vit dans la propriété :  décors anciens, napperons brodés à la main, vielles tapisseries…. Il se passionne pour les salons agricoles, les magazines de tracteurs. Côté caractère, c’est donc un sentimental, gentil, attentionné (attention spolier ! comme quand il tient à fêter l’anniversaire de Désirée alors qu’il a un tas de paperasse qui l’attend…). Il cherche une petite femme qui pourrait lui faire de bons petits plats, l’aiderait à tenir la ferme, traire les vaches… tout en cherchant tout de même l’amour (ça fait un peu penser à l’amour est dans le près quand même vous ne trouvez pas ?)

Quand à Désirée, elle est bibliothécaire, mène une vie de citadine dans un appartement épuré, moderne et tout à fait impersonnel. On a l’impression qu’elle est complétement détaché de tout sentiment, au début elle ne ressent rien, du moins elle cache toutes émotions, elle se protège du monde extérieur. Elle vient au cimetière pour être au côté de son défunt mari, Örjan mais même là elle ne le pleure pas, n’est pas triste. Elle s’est mise à vouloir un enfant depuis qu’elle s’occupe de la section jeunesse mais je trouve que son caractère simple et dur ne concorde pas avec le côté maternel. Contrairement à Benny, ce sont des hommes d’un soir qu’elle cherche, pour ce sentir vivante, mettre du peps dans sa vie monotone.

On a bien là un contraste entre le monde urbain et le monde rural, l’auteure réussi à réunir les deux avec humour. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, on est surpris, on ne s’attend pas à se qui va se passé (dans l’immédiat). On sait bien qu’il y a un fossé qui sépare les deux culture et que du coup leur histoire est voué à l’échec. Pourtant…

La façon dont l’histoire est écrite est spéciale aussi : A chaque chapitre, le narrateur change, un coup c’est Benny, un coup c’est Désirée. On a donc au début de chaque chapitre le point de vue du personnage, son ressenti sur les moments qu’ils ont passé ensemble et puis l’histoire évolue. Parfois ils continuent seulement à raconter leurs péripéties chacun de leur côté ou racontent leurs souvenirs. Bien sûr petit à petit ils se rendent compte qu’ils s’aiment. Et puis c’est amusant ce système, lorsqu’ils se disputent on a la version des faits de chacun un peu comme si on demandait aux enfants « qu’est ce qui s’est passé ? » et puis que les enfants rejettent la faute sur l’autre, ce n’est pas des disputes méchantes, on sent bien que chacun tient à l’autre et est près à pardonner.

En résumé, un roman d’amour sortant de l’ordinaire, se lit facilement, une belle découverte de la littérature contemporaine suédoise. Je me laisserais volontiers tenté par le tome 2, le caveau de famille !

8/10

challenge

2/5

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Ensemble c’est tout

A la base cela devait être une lecture commune voici les participantes : Faustine., Coconut et nekotenshi

Identité :

Anna Gavalda, Ensemble c’est tout, 2005, édition j’ai lu, contemporain

Quatrième de couverture :

« Et puis, qu’est ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes… Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leur différences… »

Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grands-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.

Ces quatre-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour -appelez ça comme vous voulez-, va se chargez de les bousculer un peu.

Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.

Mon avis :

Pour commencer je dois bien vous dire que c’est un coup de cœur ! 😀

Et pourquoi, me demanderiez-vous ? Alors tout d’abord parce qu’il est vraiment bien écrit. La lecture est fluide, contemporaine, pleine d’humour, d’émotions.

Les personnages sont généralissimes ! D’abord il y a Camille Fauque, comme le dit le résumé elle dessine et l’auteure nous l’a décrit tellement bien, on voudrait tellement savoir dessiner comme elle. D’ailleurs en lisant ce roman je me suis dit « mais essaye ! ça ne coûte rien ! » mais vous imaginez bien que je n’ai pas eu le courage de penser pouvoir dessiner pareil… C’est un personnage qui n’a pas eu d’enfance facile, elle s’est fait influencé en grandissant et du coup elle s’est crée une coquille. Ensuite il y a Philibert Marquet De La Doubillère. Lui n’ont plus n’est pas heureux au début, il ne vit qu’au travers de ses livres d’histoire, parle, se comporte de la même manière qu’au XIXème siècle et puis on comprend que c’est de la faute de ses parents, lui non plut n’a pas eu une enfance facile… Puis viens Franck Lestafier, le cuisinier qui vit à 300 à l’heure, le rouleur de mécanique qui cache un homme sensible et essaye de survivre comme il peut. Et enfin Paulettte Lestafier, la mamie, dure à cuire qui ne veut pas d’aide mais sait qu’elle en a besoin, qui aime son petit-fils et devient la plus heureuse des grand-mère lorsque ce dernier s’occupe enfin d’elle.

Bref, lorsqu’ils se retrouvent tous sous le même toit, cela forme un quatuor explosif, bravant la vie, deviennent une famille. Je trouve que ce livre est une belle leçon de vie, les personnages font toute l’histoire.

Bon il y a aussi une histoire d’amour, on s’en doute et ce sont les personnages qui vont s’apprivoiser l’un et l’autre, frolant les limites, en testant l’autre aussi, briser les barrières de l’une…

5/10

1/5

3/5

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